« J’aborde humblement ces élections, tel un artisan politique. Ma démarche sur le fond respectera le commandement fondamental: Elu du peuple, et pour le peuple » .
Je souhaite incarner une démocratie sur le mode de l’opinion respectée et du lien électeurs-mandataire renoué, plutôt que de subir la loi des partis.
Les qualités nécessaires au député ne sont pas si différentes de celles dont doit faire preuve un individu pour mener à bien son existence :
Il faut de la compétence et du discernement, l’expérience de la vie, le sens moral, les convictions qui guident les choix, et le plus important engager sa responsabilité dans l’incertitude.
Etre parlementaire ne saurait obéir à une norme, ne saurait suivre un programme écrit d’avance,
la conduite de transformations profondes requiert des leaders politiques méthodiques, aptes à écouter, rassembler, synthétiser et générer du consensus.
Réformer dans une société ou le libre arbitre l’emporte sur l’acceptation béate de la parole autoritaire (le visionnaire qui prétend nous enrôler par sa démonstration géniale et nous égare), requiert un nouveau charisme, celui du facilitateur qui alterne prises d’écoute et de parole. Ce qui compte dans un rapport direct, c’est d’abord de s’imprégner des soucis et idées,et de démontrer une compréhension authentique. Ensuite, d’intégrer les motivations.
Enfin d’arbitrer et d’expliquer.
C’est « le temps en amont », qui nous manque tant aujourd’hui, et nous récoltons la frustration ou le conflit « en aval », car nous subissons et les réformes deviennent contraintes.
Il faut moins parler de « réforme », de « rupture », de « modernisation ». Mais parler du but de la réforme, du but de la rupture. Parler de sens, de la valeur de ces changements pour notre société.
« Ma démarche sur la forme respectera les missions fondamentales du député »
- Quelles sont elles ?
- Le député est législateur.
Constitutionnellement, il vote les lois et contrôle l’action du gouvernement.
Comment un député issu du même parti que le premier ministre pourrait efficacement «contrôler l’action du gouvernement ? »
Quelle indépendance peut il revendiquer ? Qui l’a fait député ? Le parti ou le peuple ?
C’est une question de souveraineté du peuple et de contrôle de la démocratie
C’est aussi une question de bon sens.
- Le député est un mandataire.
Il est un représentant , il agit pour le compte de ceux qui l’ont choisi et envers lesquels il a contracté des obligations. Interprète loyal de ses électeurs, il demeure exigeant et vigilant dans l’exercice de son mandat et sa conscience n’abdique jamais face aux pressions d’intérêts particuliers ou partisans. Son premier devoir de porte-parole est de maintenir le dialogue avec ses mandants et de l’organiser aussi franc et constant que possible.
- Le députe est un généraliste.
Le député est l’avocat du peuple et plaide toutes les questions de société sans a priori , ni logique
partisane.
Si les bonnes idées ne se trouvaient que sur un bord, en excluant tous les autres, ça laisserait peu de
place à l’intelligence …
- Peut on être libéral sans « être de droite » ?
- Peut on s’intéresser aux problèmes de développement durable sans « être vert » ?
- Peut on parler d’avantager les salaires ou d’une fiscalité juste sans « être de gauche » ?
- Le député au service du débat de société, contre le mensonge.
Le député assume le débat de société, c’est sa mission dans notre démocratie.
Son style doit être celui d’un pédagogue qui après avoir écouté et débattu, explique ;c’est fondamental.
Pourquoi devrait il mentir ? Pour ne pas risquer sa popularité ? Pour ne pas freiner l’action du gouvernement ?
On est vite à la limite de la démagogie, du populisme qui flatte et caresse toutes sorte de vanité,
qui s’apitoie sur les plus dépendants d’entre nous sans s’intéresser réellement à leur sort.
- Qu’est ce qui manque aujourd’hui ?
De l’honnêteté intellectuelle, de la méthode et le goût du débat populaire, pas le débat feutré et politicien entre « gens du même monde »
Penser l’épaisseur et dire la complexité.
Faire apparaître et expliquer les ressorts, les conséquences durables des choix qui s’offrent.
Chacun alors soutient les solutions qui lui semblent les meilleures, le débat fait éclater les contradictions, et le député de relever l’information incomplète ou falsifiée, de contrer la démagogie.
Le bon sens l’emporte presque toujours quand le débat est bien fait.
Au delà des formules comme " Démocratie participative" il faut réinventer «La démocratie permanente» pour qu'elle redevienne vraiment représentative :
Le député doit, pour que son vote soit légitime, organiser des débats tout le temps, sur tous les sujets importants et avec le plus de monde possible notamment grâce aux medias populaires comme l’Internet.
La démocratie ne peut pas etre " participative" en temps d'élection et la propriété des partis en temps de mandature .
C'est la principale forfaiture de la cinquième République et la raison profonde de la méfiance de nos concitoyens à l'égard de la classe politique.
"Ce sont les commandements que je respecterai pendant mon mandat.
Casa2007